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La plume libreÉcrire est une sorte d'acte d'amour (Antonine Maillet)
Merci de votre visite ! October 03 Je pârle ûn petit peu français, but I dont care, I’m a winner anyways.
J'investis rarement mon temps pour émettre une opinion, qui n'est pas à caractère humanitaire et, surtout, lorsque je doute que ce que j'ai à dire soit pris en considération. Cette fois-ci, pourtant, je le fais.
J’essaie de trouver un équilibre, dans le temps que j’accorde aux loisirs, en partageant mes intérêts entre certaines activités physiques, culturelles et sociales. De celles que je considère comme étant à caractère culturel, se trouve, entre autres, la télévision. Encore là, je fais une sélection, parmi les émissions que je regarde. Je boycotte carrément les émissions du genre Occupation Double et, combien plus, celles du genre Loft Story, qui, selon moi, n'ont rien d'édifiant à apporter à une société, qui désire progresser, et, qui ne servent qu'à rendre encore plus ignares et imbéciles ceux qui le sont déjà. Toutefois, je m'intéresse à des émissions artistiques, comme Star Académie ou, encore, comme La Cour des Grands, qui, toujours selon moi, divertissent le public tout en offrant une opportunité à des jeunes talentueux de faire leur place au palmarès. Je me plais à regarder ces jeunes pleins de ressources évoluer sur les planches. Et je suis fier de constater, par le biais de ce genre d’émission, que le Québec regorge de talents, qui ne nous fait envier en rien les autres nations, et qu’il dispose d'une relève artistique, qui ne nous fait pas craindre pour demain.
Mais, ce soir, 29 septembre 2008, je suis dans les bleus, et je vois rouge. Je me questionne quant à la pertinence de continuer à suivre, de semaines en semaines, cette émission. En effet, les Québécois, qui supportent TVA en regardant Star Académie, viennent de subir un affront, par le biais des membres du jury, qui ont choisi de sauver un candidat, qui NE PARLE PAS FRANÇAIS, et qui ne semble pas s’en émouvoir outre mesure, au détriment des autres candidats, qui s’expriment, eux, en français.
Que voulaient démontrer les trois membres du jury en ce faisant? Voulaient-ils démontrer une ouverture d'esprit du peuple québécois face aux autres langues, même l'anglais? C'est ce que je préfère encore croire. Mais, si tel est le cas, je trouve que c'est carrément faire preuve d'hypocrisie. Si, sincèrement, ils ont voulu faire preuve d'impartialité, en retenant ce jeune homme venu de l'Ontario, ils viennent de gifler un peuple, qui se bat déjà trop durement pour sauvegarder sa langue, son identité tout entière. En Ontario, on n'a même pas daigné donner la parole à Claude Dubois, tandis qu’on l’avait invité, pour lui remettre, devant public, une reconnaissance artistique. Et pourtant, Dubois aurait pu s'exprimer dans un anglais impeccable, sinon convenable, si on lui avait donné l'opportunité de le faire. Ce n'est pas le fait que ce jeune homme vienne d'une province anglaise, qui me choque. Le fait que celui-ci ose venir vendre son talent dans une émission qui prône la découverte de talents québécois, en déclarant sans gêne ni honte, son incapacité à s’exprimer dans notre langue, est déjà irritant. Mais le fait que les membres du jury aient eu l'arrogance, ou l'inconscience, de le « sauver », comme ils disent, lui donnant ainsi la chance de faire partie des finalistes, me met hors de moi.
Si Star Académie ne remplie pas son mandat, il aura au moins le mérite de m’avoir fortement secoué, tiré de ma léthargie. L’émission Star Académie vient de perdre un téléspectateur. Autrement dit
J’ai pô qu’ça à faire, dire c’que j’pense, surtout que j’me dit qu’on m’entendra même pas, pis que, même si on m’entendait, on m’écoutera pô, pac’que, c’que j’pense, ça intéresse pô vraiment l’monde.
J’ai pô vraiment d’temps d’niaiser, non plus, devant ma TV, mais, j’haïs pô ça r’gârder, d’temps en temps, des émissions qui m’changent les idées, pis qui m’détournent un peu d’mes occupâtions sérieuuuuuses. Une de c’tes émissions-là, c’est Star Académie, qui, cré-moi, est pô mal plus l’fun à r’gârder que Occupation Double, où les gars font les beaux devant les filles, comme des chiens devant un os, ou bedon comme Loft Story, qui r’semble à Bleu Nuit, mais qui passe moins tard, le soiér. En r’gârdant ces émissions-là, ton jeune, y va jusse apprendre à dev’nir téteux pis, ta jeune, a va apprendre comment fécker l’orgasme. Star Académie, elle, c’t’une émission ar-tis-tique! C’est l’fun à mort de r’gârder des jeunes qui s’fendent le cul pour s’faire r’marquer. C’est sûr, y’en a, dans l’tas, qui font chier. On s’demande même si y’on pris l’temps d’s’écouter chanter, pis quécé qu’y font là. Mais ça en prend, des poches, pour qu’on apprécie ceuze qui sont bons. Moé, j’aime ça, Star Académie, pac’que ça m’montre qu’on a pas besoin d’aller en Frônce, ou bedon chez les Amaricains, pour trouver du talent. Y’en a à pochetée, icite, au Québec!
Mais, là, j’vous parle à soiér, pacque chu en tabarnack, pis j’me d’mande si j’va pas faire aut’chôse quand cé que Star Académie va passer. Pis j’dois pô êtes tout seul à êtes en tabarnack, pac’que tout es aut’es Québécois qui y’ont r’gârder Star Académie, à soiér, y doivent êtes ben fru, eux aut’es aussi, à cause des trois ti-casses qui y’ont décidé de gârder l’jeune qui parle pô un criss de mot d’franças. Pis l’boute du boute, c’est que c’te jeune-là, y s’en côaliss du franças! Y’était là, deboute, devant tout l’monde, avec le gros smile dans face, pis y’a dit, vrai comme chu là, qui parla franças « un petit peu ». Y’a dit ça, pis queques au’tes mots, pis c’est toute. Y’a continué en anglas, en voulant dire : « Si tu veux m’parler, ben parle-moé en anglas ». Ça fa que, quécé qu’y zont faite les au’tes ti-casses? Ben y se sont toute mis à parler anglas! C’est fort pareil, hein? Ça prend jusse un anglas, pour faire mette à g’noux trois Québécois! En queque menutes, les trois ti-casses, y’ont envoyer chier la loi 101, pis y’ont fait comprendre à tous ceuze qui parlent franças, icite, au Québec, qu’y valent pô d’la marde, pis que si on veut s’faire comprendre, ben faut s’plier. Les trois ti-casses, Y’ont saprer dewhors, ceuze qui parlent franças, pour « sauver », comme qui disent, l’anglas.
Quécé qui voulaient nous dire, les trois ti-casses, en faisant ça? Y voulaient-tu nous dire qu’on devrait faire d’la place aux anglas? Qu’on est pô assez ouvert avec les au’tes nâtions? Moé, c’est ça, qu’j’ai compris, en te cas. Tant qu’à moé, y sont hypocrites, la gang de ti-casses. Parfaitement! Hypocrites! Pac’qu’ent’ vous pis moé, le jeune qui vient de l’Ontario, y’a pas une maudite chance de gâgner. Pô pac’qu’y parle anglas! Mais pac’qu’y chante pô assez ben comparé à toute ceuze qu’on a déjà entendu. Ça fait qu’y savent ben qu’y va s’faire clairer dans la prochaine batche. Mais, y’auront faite comme si le fait qu’y parle rien qu’anglas, ça faisait rien. C’est quoi, ça, si c’est pô d’ête hypocrite? En attendant, y’ont montré à toute ceuze qui les r’gârdent qu’on est niaiseux, pac’que quécé qu’tu penses qui se s’rait pâsser si un Québécois y’était allé à un concours en Ontario, pis qu’y se s’rait mis à parler en franças? Quécé qui s’est pâssé, quand Claude Dubois, y’est allé chercher son prix, en Ontario? T’en souviens-tu? Y’ont même pô voulu qu’y dise un mot, stie!
Moé, quand j’pense à nos patriotes, qui sont morts pour qu’on est encore un peu d’terre, icite, au Québec, quand j’pense à des chums, à moé, qu’on a envoyé en prison, pis en exil, pac’qu’y zont essayé, ben malabilement peut-ête, de sauver not’e langue, pis nos droits, ben moé, ça m’donne envie d’vomir.
C’est pô que j’ai queque chose contre le ti-gars de l’Ontario, là, même si y m’a faite un peu chier quand je l’ai entendu dire, en anglas, qui parlai pô franças pentoute. Mais l’affaire qui m’écoeure le plus, c’est que les trois ti-casses, y se sont soumis à quécé que l’jeune y voulai. Des innocents, c’est ça qu’on est, au Québec. Une maudite gang d’innocents! Une maudite gang de pissous. C’est pô pour rien qu’on est encore, et toujours, à donner aux aut’es c'qui nous appartient. C’est pas pour rien qu’on paye pour c'qu’on devrait avoiér gratis, ou ben qu’on paye pour c’qu’on a déjà payé. Les Indiens, eux aut’es sont une nâtion! Y’s’tiennent deboute. Leu chef, y’a pas peur de dire en pleine face qui f’ront pô de simagrées lors du 400e. Y zont pas peur de faire des coups d’éclats, des barrages, pis tout c’que tu voudras pour obtenir, des crosseurs, c’qui veulent. Mais nous aut’es…
En te cas, m’a dire marci à Star Académie, pac’que qu’y m’ont donné une maudite claque en pleine face. Là, chu ben réveillé!
August 20 Lorsque ce jour viendra
Lorsque je serai devenu très vieux Que trop de lunes auront veillé mes nuits Et que mes matins ne seront que toujours gris Lorsque mon visage prendra un teint terreux Que mon crâne et mon cul auront le même aspect Et que ma bouche édentée n’arrivera plus à mâcher Lorsque l’arthrose désagrègera mes os Que mes jambes fatiguées ne me porteront plus Et que les cataractes me brouilleront la vue Lorsque le poids des ans me fera courber le dos Qu’être assis ou debout me causera le même mal Et que la vie ne me sera plus qu’infernale Lorsque ma mémoire ne sera plus qu’un souvenir Que même ton nom ne me dira plus rien Et que mon regard fixera au loin Lorsque le bruit autour ne me fera plus réagir Que le monde me sera indifférent Et que je ne serai qu’un mort vivant Lorsque ce jour-là viendra S’il te plaît, puisses-tu avoir pitié de moi Je t’en supplie, ne me retiens pas
©Yanni Kin 2008 Le Petit Prince malmené
En entendant tes pas Il se sauve, va se cacher Petit être aux abois Laisse-le se terrer N’alourdi pas sa peur Oublie-le pour un soir Laisse-lui un peu d’honneur Blotti dans son trou noir
Sous le fardeau de tes cris L’enfant subi le blâme Tremblant il s’enfuit Pour éviter un drame Ta colère est cruelle Il connaît ta violence Il erre dans une ruelle Et pleure en silence
La famille ne dit rien Les voisins font la sourde oreille Les amis se tiennent loin L’état fait pareil On ne sait rien de lui On ne s’en soucie pas Il est le mal-aimé Un futur hors-la-loi
En chemin il bouscule Il crie et il frappe Solitaire, il déambule La misère est sa cape Les mots tendresse, amour Ne lui disent rien qui vaille Il traîne sur son parcours Des médailles de canaille
Sauras-tu te relever Pourras-tu guérir Petit Prince malmené Qui n’a su que souffrir Trouveras-tu ta fleur Au-travers des épines Qui jonchent ton cœur Et colorier l’avenir
©Yanni Kin 2008 August 19 La dépense
Si, chaque matin, on te donnait 86 400$ avec pour seule contrainte de les dépenser dans la journée, comment dépenserais-tu cet argent? Mais, attention! Il ne te serait pas permis d’en économiser un sou, car le solde non utilisé te serait repris quand tu irais te coucher. De plus, cette offre pourrait prendre fin à tout moment. Allez, vas-y, réfléchis-y bien avant de poursuivre cette lecture.
Ça y’est? Tu y as réfléchi? Est-ce que tu aurais envie de paresser au lit ou bien t’empresserais-tu de te lever? Est-ce que tu t’es dit : « Je m’offrirais une journée fabuleuse de congé » ou bien : « J’investirais cette somme dans un projet d’entreprise qui me tient à cœur »? Peu importe ton choix de cette dépense, l’important serait de savoir si celle-ci est satisfaisante – ou non – pour toi.
Et bien, cette « banque magique », nous l’avons tous. En effet, chaque matin, nous sommes crédités de 86 400 secondes de vie. Ce qui n’a pas été vécu dans la journée, est perdu au bout de 24 heures. Et, à tout moment, la vie peut s’arrêter.
Pensons-y! August 14 Le boutonJe sais que cette journée t’est pénible, comme celle d’hier, et les autres d’avant… Je te vois batailler au quotidien contre cette maladie sournoise. Je devine cette douleur, supportable mais ô combien fatigante, derrière chacun de tes sourires. Je connais, pour l’avoir moi-même mené, jadis, ce combat malgré l’épuisement. Je te regarde et je te trouve belle. À l’image de cette fleur, que tu as immortalisée sur photo, tu as déjà été un bouton fermé, qui ne laissait rien entrevoir de ce qu’il recelait de majestueux. Petite pousse sauvage qu’il ne fallait pas déraciner, mais qui, plantée sur une terre aride, n’arrivait pourtant pas à s’épanouir. Moi, qui n’ais pas le pouce vert, j’ai eu l’arrogance de vouloir lui donner de l’éclat et me suis fait un point d’honneur à la cultiver. Jardinier de l’âme, j’ai jugé vital de la replanter dans une terre plus fertile. Il m’est apparu essentiel de lui redonner de l’air frais. Je l’ai entouré de soins en espérant qu’elle s’ouvre. Et j’ai vu le bouton éclore. Ma fleur s’est étirée au soleil de ma vie, m’offrant le plus beau des spectacles. Lentement, tout doucement, elle s’est montrée à moi dans toute sa splendeur. Un cœur généreux, source de miel. Une douceur tendre, satinée, délicate et fragile comme l’enfant qui vient au monde. Quelques gouttes de rosée suffisent à l’arroser. Dans sa modestie, elle ne réclame rien, si ce n’est que je l’effeuille tendrement. Je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. ©Yanni Kin 2008 March 17 Poème extrait de La Nuit des GueuxSous l'arbre de l'oubli
Sous l'arbre de l'oubli Je me suis couché En chien de fusil Comme un animal blessé Dans le froid de la nuit Je me suis réveillé Mon esprit engourdi T'avait dessinée
Tu m'étais apparue Fragilité et grâce Belle et toute nue Sur un miroir de glace Tes yeux me lançaient Des serments d'amour Tes lèvres m'offraient Des baisers de velours
La froidure t'a chassée Douce hallucination De toi ne m'est resté Qu'un moment d'évasion Pour l'homme de la rue L'amour n'est qu'illusion Comme un chien à l'affût Il n'a droit qu'aux visions
On n'achète pas l'amour C'est du moins ce qu'on dit Mon cœur troubadour Dans un parc le mendie L'aumône est avare Mais mon besoin tenace L'amour est en retard Et mon cœur devient glace
Sous l'arbre de l'oubli Je me suis recouché En chien de fusil Comme un animal blessé Je ferme les yeux Et tente d'oublier Que je ne suis qu'un gueux Au ban des effacés
Yanni Kin
November 08 Commentaires de lectureJe vous invite à me faire vos commentaires suite à votre lecture de Ragoût d'pattes de cochon.
Vos critiques constructives me sont précieuses car elles me permettent de m'améliorer soit dans mon style, soit dans le choix des sujets sur lesquels je choisis d'écrire. Mon écriture n'est pas un moyen thérapeutique - ou si peu - d'extraire quelques démons en moi, mais j'écris plutôt essentiellement pour partager avec mes semblables. C'est en pensant souvent au plaisir possible et éventuel que vous tirerez de mes écrits que je trouve, plus souvent qu'autrement, la force de poursuivre dans cette voie vouée à une vie de misère. J'attends vos commentaires comme le chien attend une caresse de son maître après avoir ramené ses pantouffles. Comme l'errant dans le désert qui continue à croire qu'il trouvera une oasis avant qu'il ne s'effondre. Voici donc, pour vous aider, quelques questions qui sauront me guider. Vous pourriez faire un copié-collé de ce qui suit et me le faire parvenir à l'adresse suivante: kinyanni@hotmail.com Merci de votre attention et merci beaucoup de me lire.
J'ai lu Ragoût d'pattes de cochon et j'ai aimé : A) Un peu B) Beaucoup C) Me laisse totalement indifférent(e) D) Pas du tout
Commentaires sur les sujets traités:
Commentaires sur la qualité de l'écriture :
Je recommanderai ce livre : A) Très certainement B) Peut-être C) Sûrement pas November 04 Au diable les artistes!Au diable les artistes! Nous sommes à quelques jours de la Nuit des sans-abri, événement qui se tient chaque année dans une vingtaine de villes du Québec. Pour l'occasion, une artiste mauricienne expose ses œuvres, dont une partie des profits vont pour les sans-abri, à la Galerie d'art du Parc à Trois-Rivières. Les responsables de cette galerie, aménagée dans le très beau Manoir de Tonnancour, ont offert gentiment à Madeleine Robillard de tenir son exposition sous leur toit. Beaucoup de visiteurs s'intéressent à l'ensemble de son œuvre, constituée de personnages, façonnés dans l'argile, et placés dans différentes situations qui suggèrent une détresse sociale. Un de ces visiteurs s'est intéressé apparemment d'une manière particulière à la toile de l'artiste, qui orne un pan de mur. Sans respect pour le bien d'autrui ni considération pour les amateurs d'art, ce vandale a découpé grossièrement la toile et l'a dérobée sans scrupules. Madeleine Robillard fait alors appel aux policiers qui lui suggèrent d'en parler aux médias afin que l'information circule et rende plus faciles les démarches entreprises pour retrouver la toile et son voleur. Ce que fait la dame. Le lendemain, en l'absence de la directrice qui est en vacances, on fait savoir à Madeleine Robillard qu'elle doit sortir tout ce qui constitue son exposition. Des échos disent que c'est parce qu'elle en aurait fait mention aux médias. De la bouche de l'adjointe à la directrice, j'ai entendu que c'était tout simplement parce que, à la Galerie, on n'avait pas envie d'être vandalisé et que, Madeleine Robillard n'ayant signé aucun contrat avec la Galerie, celle-ci ne pouvait être tenue pour responsable. Pourtant Madeleine Robillard n'a jamais fait mention de tenir qui que se soit responsable, mis à part le voleur lui-même, de la perte de son œuvre. À en croire les propos de l'adjointe à la directrice et les mesures prises à son endroit, on dirait bien que c'est la Galerie qui tient responsable Madame Robillard du vol d'une œuvre exposée à la Galerie.
Je ne connais pas personnellement Madeleine Robillard. J'ai rencontré l'artiste une ou deux fois lors de rencontres artistiques et je suis allé admirer ses œuvres. Au cours de mes brefs entretiens avec cette artiste, j'ai découvert une femme épuisée par les vicissitudes de la vie d'artiste, appauvrie financièrement, mais pleine de passion et d'optimisme quant à son avenir. En apprenant ce qui lui était arrivé, j'ai demandé à parler aux responsables de la Galerie et j'ai fait connaître ma stupéfaction face à ce qui arrive à ma consœur. Je ne suis pas outré du fait qu'un voleur ait dérobé son œuvre, bien que cela suscite en moi la désolation. Mais je suis outré, scandalisé, de constater que, la veille de la Nuit des sans-abri, on jette impunément l'artiste à la rue. Elle qui œuvre, en partie, pour cette cause. Non seulement elle est victime de vandalisme, mais, en plus, elle se voit jeter dehors, comme une moins que rien, comme si elle était responsable de la visite d'un individu malhonnête! « À la Galerie, on n'a pas les moyens de défrayer les coûts pour des agents de sécurité », me dit-on. Une petite caméra à l'entrée, peut-être? Ou pourquoi ne pas faire signer chaque visiteur à l'entrée et à la sortie, comme bien des endroits de ce genre font? De toute façon, le point n'est pas là. Le point qui m'intéresse, moi, c'est le fait qu'une artiste paie encore les frais du pouvoir suprême qu'ont ceux qui détiennent l'autorité pour mettre en valeur nos œuvres. Nous, les artistes, nous devons quêter pour que l'on fasse un peu de place à notre ouvrage. Il nous faut faire toutes les concessions, accepter d'être sous-payés, être présents au moment qu'on exige, supplier pour avoir un peu de visibilité au moment opportun, et surtout, surtout, se taire devant l'injustice de peur de se voir fermer définitivement la porte. C'est ce que fait Madeleine Robillard. Elle a décidé de se taire. Elle se tait….elle se tait…elle se t…elle se… Eh bien pas moi! Aujourd'hui, c'est elle. Demain, se sera moi et après-demain, se sera toi. Un peuple a besoin d'artistes pour se divertir, pour s'instruire, pour se découvrir et pour se rappeler. Le Québec a besoin de ses artistes pour exister, pour garder son patrimoine vivant. Nous ne pouvons permettre que les injustices se fassent aux yeux et au su de tous impunément. La Galerie d'art du Parc a donné et la Galerie d'art du Parc a repris. Que la Galerie d'art du Parc continue d'être bénie? Non! Que la Galerie d'art du Parc reprenne les œuvres de Madeleine Robillard sous son toit, pour la durée qu'elle aurait dû, normalement, y être.
October 28 Ragoût d'pattes de cochonDans Ragoût d'pattes de cochon, j'ai voulu aborder des sujets qui touchent la société, en général, mais en les traitant sous un aspect plus près de nous, en tant que société québécoise. Des sujets qui, très souvent, nous dérangent mais que nous choisissons d'ignorer pour différentes raisons. Mon intention, par ces textes, n'est pas de dicter le mode de pensées ou la conduite des lecteurs. Qui suis-je, après tout? Mais j'espère susciter, par les opinions que j'exprime, une réflexion en chacun d'eux. Le lecteur est toujours libre de tirer les conclusions qu'il veut. Dans cette publication, j'aborde des sujets comme la violence psychologique exercée sur les enfants, le sens de la politique et des politiciens, l'esclavagisme au Québec, les relations hommes-femmes, les vicissitudes de la vie d'artiste, l'adoption internationale, les conditions de travail, ainsi que plusieurs autres sujets. En tout, c'est une vingtaine de textes sur des sujets qui méritent notre attention que j'offre aux lecteurs. Pour vous donner une idée, voici un résumé de ce qui est traité dans le texte intitulé Je n'ai rien dit, je n'ai rien fait, et qui aborde le drame des enfants agressé psychologiquement.
Combien de fois un enfant s'entend t-il traité de "niaiseux" par ses proches? Lorsque, plusieurs fois par jour, un enfant s'entend dire qu'il est "niaiseux", il ne faut pas s'étonner qu'il traite, à son tour, ses camarades de classe de "niaiseux". Mais quel est le sentiment de cet enfant qui se fait reprendre vertement par son professeur parce qu'il a traité ses camarades de "naiseux"? Il se demande alors pourquoi les autres ont le droit de le traiter de "niaiseux", mais que, lui, n'a pas le droit de le dire à l'endroit des autres. Si c'est un enfant qui s'exprime ouvertement, il fera savoir d'une manière ou d'une autre, sa frustration. Si c'est un enfant introverti, il gardera au fond de lui cette même frustration. Mais peu importe la manière qu'il aura de gérer sa frustration, celle-ci sera tout de même en lui. Devenu adulte, il se traitera lui-même de "niaiseux", lors d'une gaffe qu'il fera, parce qu'il lui semblera normal de se trouver "niaiseux" et sera, inconsciemment, convaincu qu'il est "niaiseux" puisqu'on lui aura répété lorsqu'il était enfant. Le malaise est sourd, subtil mais bien installé en lui. Comment, dès lors, s'étonner que des êtres se transforment en de véritables fous furieux? Comment, dès lors, s'étonner qu'un type fasse irruption dans une école et tire sur tout ce qui bouge? Je ne défends nullement ces actes criminels, que je déplore, mais je fais simplement remarquer que ces personnes dangereuses le sont devenues parce qu'à la base on a détruit ce qu'il y avait de fondamental en eux: le respect de l'être humain. Nous avons tous une part de responsabilité dans ces bombes à retardement que nous laissons grandir, souvent sans tuteur, dans notre société. Nous avons le devoir d'aimer nos enfants, nous avons le devoir de protéger nos enfants. Comme j'ai déjà écrit dans Regarde-moi, maman!, "Un enfant que l'on blesse est un adulte que l'on tue". Alors, pensons-y.
Notez que vous pouvez vous procurer Ragoût d'pattes de cochon au coût de 13.00$ en écrivant à l'adresse qui suit :kinyanni@hotmail.com Ragoût d'pattes de cochonRagoût d'pattes de cochon
Les Américains ont Bouillon de poulet, les Québécois ont maintenant Ragoût d'pattes de cochon.
Le ragoût de pattes de cochon, par sa présentation et sa consistance, image toute la simplicité et la force qui résident chez le peuple québécois. Un plat soutenant, contenant tout ce qu'il faut pour donner au corps la force de vaincre les embûches journalières et de gagner du terrain. Un plat sans duplicité.
Dans Ragoût d'pattes de cochon, l'auteur partage avec nous ses réflexions. Il tente de susciter en nous des émotions et attend nos réactions. "Je ne veux pas choquer, dit-il, je veux déranger. Je ne veux pas blesser, je veux remuer les sentiments. Au-dehors de nos âmes, il fait froid, et ce froid est en train de nous engourdir. Si nous ne bougeons pas, nous allons tomber raide morts. Comme le sans-logis que l'on découvre au matin recroquevillé sous un porche, emporté par la nuit glaciale. Il faut se tenir debout. Il faut bouger pour éviter la torpeur. Et il n,est pas trop tard pour la déjouer si jamais elle a commencé à nous surprendre. Mais pour cela il faut absolument se secouer, ou se faire secouer un peu."
Au-travers de sujets toujours d'actualité, Yanni Kin soulève des questions sur notre identité culturelle et sociale. Il nous amène à réfléchir sur les gestes que nous posons au quotidien. Avec Ragoût d'pattes de cochon, c'est tout un plat qu'il nous sert!
Ainsi se présente, en 4e de couverture, ce dernier ouvrage que j'offre au public. Je vous invite à vous procurer mon livre auprès de la librairie Renaud-Bray ou encore en le commandant directement auprès de moi. Pour tout commentaires au sujet de ce livre, ou pour passer votre commande, écrivez-moi à kinyanni@hotmail.com La Nuit des GueuxLa Nuit des Gueux est un recueil de poèmes et de textes en prose écrit par plus d'une cinquantaine d,auteurs de diverses régions du Québec dans le but d,amasser des fonds pour les sans-abri.
La Nuit des Gueux, plus qu'un simple collectif, est un témoignage de la volonté des auteurs de placer la dignité humaine au coeur de la littérature. À ce titre, les auteurs ont tenu à faire de la place à des gens trop souvent laissés pour compte, et ont invité ceux-ci à s'exprimer à travers les pages de ce livre.
La Nuit des Gueux est le résultat d'une activité littéraire unique en son genre. Nous espérons que ce livre saura vous plaire et qu'il permettra, grâce à son achat, de contribuer à alleger la misère des plus démunis.
Les profits provenant de la vente du collectif, incluant les droits d'auteur, sont versés intégralement aux comités en charge de l'évènement la Nuit des sans-abri.
Nora Atalla, Marie-Josée Ayotte, Jeannine Beaudoin, Janick Belleau, Denys Bergeron, Louis Bergeron, Marjolaine Bohémier, Danny Boisvert, France Bonneau, Claire Boulé, Lysette Brochu, Lise Careau, Louis Caron, Francine Chicoine, José Claer, Denise Corriveau, Jean Deronzier, François Désaulniers, Diane Descôteaux, Paule Doyon, Sylvain Fafard, Arlette Fortin, Catherine Fortin, Abigail Friedman, Marie Gagnier, Charles Gagnon, Jacques Gauthier, Monique T. Giroux, Guy Jean, Yanni Kin, Anne-Marie Labelle, Jean-Marc La Frenière, Jean-Guy Lachance, Louise Lacoursière, Annick Latreille, Clément Loranger, Angèle Lux, André Marceau, Guy Marchamps, Véronique Marcotte, Gertrude Millaire, Caroline Moreno, Chantal Morin, Jacques Ouellet, Jean Paquin, Daniel Paradis, Monique Parent, Jean Perron, Marcelle Racine, Lyne Richard, Geneviève Rey, Lucie Roberge, Jean-François Somain, Marie Thérèse Thériault, Monika Thoma-Petit.
Ainsi que les textes de Madame Rita Dupont et de Monsieur Alexandre Verdun. | ||||||