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12月5日 L'offrandeLe soleil, qui s’insinue par la fente du rideau mal tiré, a quelque chose de dérangeant. Il s’impose tandis que j’aimerais que tout demeure dans la pénombre. À peine éveillé, ma main te cherche. Tous mes sens sont tournés vers toi. Je hume ton odeur. Mélange de laque et de fragrance. Je te regarde. Je souris de tes cheveux en broussaille perdus dans l’oreiller. Comme tu es belle, mon amour!
J’ai dû trop te regarder, et mon désir t’aura brûlé, car tu ouvres les yeux. Privilège de l’oisiveté en ce dimanche, tu rabaisses les paupières comme un lourd rideau de fer. Tu me souris un bref instant, te retournes sur le côté, m’offrant ton dos comme toile blanche.
Ma main caresse ta peau. Du doigt, je fais le tracé de tes courbes, et me plais à penser à l’effet que mon jeu peut avoir sur toi, en devinant ton épiderme qui se hérisse. Ma paume se colle à ton sein. Ce sein rond, généreux, qui se plie à ma loi. Ma main fait enrobage sur lui. Mon index se pose sur son mamelon, qui se dresse dans un garde-à-vous. Instantanément, mon corps répond à ce salut. Tu bouges un peu, pour la forme, question de faire obstruction à mes impulsions de prédateur.
Je deviens alpiniste. En descente libre, je choisis de raser le galbe – faisant fi de la ligne de crête, qui m’amènerait trop vite au versant de la hanche. J’emprunte un col, formé par le creux de ta taille, et décide de m’y reposer quelque instant; le temps de sentir la température de ton corps monter. Cette hanche – éminence dure, recouverte d’un coussin de peau –, que je franchis sans essoufflement aucun, me sers de toboggan vers la fesse. J’oublie la précaution du montagnard, et opte pour l’audace insouciante de l’enfant, enhardi par ce ballon sur lequel j’aimerai rebondir. La chair y est ferme et tendre à la fois.
Je ne trouve aucun signe du temps sur la cuisse, tandis que ma main glisse en accéléré le long de la jambe fine, et, sur ce mollet bien galbé, il semble que tout a été défriché. Une terre mise à nu. Je m’enivre du satin de ta peau comme d’un nectar dont je serais le seul à savourer. Je saisis fermement ce petit pied bien fait, délicat. Je te regarde. Je joue avec lui. Je l’enserre à deux mains. Le fait prisonnier. De la gauche, je caresse le cou-de-pied, pendant que, de la droite, j’applique une pression au talon. Je cherche Achille Tendon. Il a beau se faire discret, je sais le trouver. D’une pression exercée sur la plante du pied, je l’étire, puis le laisse se relâcher. Je m’attarde un peu sur l’arcade légèrement plissée. Comme si, à elle seule, celle-ci renfermait l’usure du temps, en tenant secrète l’histoire de ta course. Je m’amuse à tripoter tes orteils, fragiles petits moignons, qui sont, à eux seuls, la terminaison de ton corps parfait. Parfait pour moi.
Désir. Désir puissant. Désir intense qui m’envahit. J’ai envie de toi. J’ai le droit sur toi. Du moins, je le crois. Mais encore faut-il que je gagne sur toi. L’érotisme à son paroxysme me traverse tout entier. Mes gestes se font moins délicats, ma bouche devient gourmande, mes mains se font avides de tout prendre. L’une d’elles se retrouve entre tes cuisses et se sent aspirée vers ce corps caverneux. Je frôle à peine ce petit morceau de chair molle, qui s’impose, au-travers de lèvres qui l’entourent, comme une évidence. Qui s’impose en maître de ta jouissance. Petit clitoris que je fais danser doucement du bout des doigts, au rythme de mon fantasme.
Je te dérange. Tu remues et gémies. Je sais que le désir te gagne, toi aussi. Mais, comme pour mieux m’en assurer, je te fais languir. Comme un gamin que l’on hèle et qui doit délaisser son jouet, je me fais violence pour déserter cette région marécageuse, dans laquelle je voudrais pourtant m’enfoncer. Je ne m’autorise que ton dos. Il m’inspire. Il me brave, me provoque. Immensité de chair sur laquelle je veux m’étendre.
Je m’astreins à dessiner la bande de peau, plus claire, marquée par ton maillot de bain. Ce que le soleil n’a pu atteindre, il faut que je le visite en maître. Ce sillon blanc me mène jusqu’à ton sein, que je caresse à nouveau en passant. Je t’imagine, Vénus de Milo, et ne veut pas faire offense à l’œuvre d’art en omettant le cou et les épaules. Tu t’agites sous l’intensité de mes caresses. Le désir de me sentir en toi est réveillé. Tu me réclames et, dans un élan de passion, je m’enfonce en toi. Profondément. Comme le soc s’enfonce dans la terre. Je fouille dans tes organes à la recherche du trésor enfoui en toi. Et je laboure ton corps, ensemençant ton âme. Je tourne et te retourne, comme le laboureur travaille son sillon. Je t’irrigue de cette eau que je déverse en toi. L’eau de la vie.
Onze minutes pour atteindre l’orgasme. Pour rendre complet le coït.
Mon sexe repose tranquille. Mon esprit, lui, hurle à la mort. Et mon corps tout entier pleure par tous mes pores. Je m’oblige à ouvrir les yeux. Tu n’es pas là. Il n’y a que moi dans ces draps souillés, que je quitte à la hâte. J’entre sous la douche pour laver mes rêves fous, pour chasser cette réalité, qui me pèse et me glace l’âme. Que vais-je faire, à présent, de tout ce temps qui meurt devant moi? Je n’ai que l’envie de crier ton nom. Hurler que je t’aime. Tu es ma douleur vive, ma blessure ineffaçable, mon tatouage de l’âme. Mais je ne saurai montrer l’humiliation de ta fuite. Jaloux, je veux te soustraire aux regards. Pourtant, il me faut nous livrer en spectacle pour te faire sortir, telle une diva croulant sous les applaudissements, par la grande porte de mon cœur. Pour t’extirper, tout entière, de ma tête.
Tu es ma plus belle inspiration. Aussi, je t’offre en sacrifice sur l’autel de la passion, couchée sur une page blanche où quelques adeptes viendront te regarder. Ceux-ci poseront les yeux sur toi, ils te déshabilleront de leurs envies, ils te toucheront un à un dans un fantasme. Tu ne m’appartiens pas. Je ne peux donc te partager. Je te présente en offrande, comme emblème de ma dilection, tel un trésor caché, que j’ai enseveli sous le tertre de l’amour mort.
©Yanni Kin 2008 8月20日 Lorsque ce jour viendra
Lorsque je serai devenu très vieux Que trop de lunes auront veillé mes nuits Et que mes matins ne seront que toujours gris Lorsque mon visage prendra un teint terreux Que mon crâne et mon cul auront le même aspect Et que ma bouche édentée n’arrivera plus à mâcher Lorsque l’arthrose désagrègera mes os Que mes jambes fatiguées ne me porteront plus Et que les cataractes me brouilleront la vue Lorsque le poids des ans me fera courber le dos Qu’être assis ou debout me causera le même mal Et que la vie ne me sera plus qu’infernale Lorsque ma mémoire ne sera plus qu’un souvenir Que même ton nom ne me dira plus rien Et que mon regard fixera au loin Lorsque le bruit autour ne me fera plus réagir Que le monde me sera indifférent Et que je ne serai qu’un mort vivant Lorsque ce jour-là viendra S’il te plaît, puisses-tu avoir pitié de moi Je t’en supplie, ne me retiens pas
©Yanni Kin 2008 Le Petit Prince malmené
En entendant tes pas Il se sauve, va se cacher Petit être aux abois Laisse-le se terrer N’alourdi pas sa peur Oublie-le pour un soir Laisse-lui un peu d’honneur Blotti dans son trou noir
Sous le fardeau de tes cris L’enfant subi le blâme Tremblant il s’enfuit Pour éviter un drame Ta colère est cruelle Il connaît ta violence Il erre dans une ruelle Et pleure en silence
La famille ne dit rien Les voisins font la sourde oreille Les amis se tiennent loin L’état fait pareil On ne sait rien de lui On ne s’en soucie pas Il est le mal-aimé Un futur hors-la-loi
En chemin il bouscule Il crie et il frappe Solitaire, il déambule La misère est sa cape Les mots tendresse, amour Ne lui disent rien qui vaille Il traîne sur son parcours Des médailles de canaille
Sauras-tu te relever Pourras-tu guérir Petit Prince malmené Qui n’a su que souffrir Trouveras-tu ta fleur Au-travers des épines Qui jonchent ton cœur Et colorier l’avenir
©Yanni Kin 2008 8月19日 La dépense
Si, chaque matin, on te donnait 86 400$ avec pour seule contrainte de les dépenser dans la journée, comment dépenserais-tu cet argent? Mais, attention! Il ne te serait pas permis d’en économiser un sou, car le solde non utilisé te serait repris quand tu irais te coucher. De plus, cette offre pourrait prendre fin à tout moment. Allez, vas-y, réfléchis-y bien avant de poursuivre cette lecture.
Ça y’est? Tu y as réfléchi? Est-ce que tu aurais envie de paresser au lit ou bien t’empresserais-tu de te lever? Est-ce que tu t’es dit : « Je m’offrirais une journée fabuleuse de congé » ou bien : « J’investirais cette somme dans un projet d’entreprise qui me tient à cœur »? Peu importe ton choix de cette dépense, l’important serait de savoir si celle-ci est satisfaisante – ou non – pour toi.
Et bien, cette « banque magique », nous l’avons tous. En effet, chaque matin, nous sommes crédités de 86 400 secondes de vie. Ce qui n’a pas été vécu dans la journée, est perdu au bout de 24 heures. Et, à tout moment, la vie peut s’arrêter.
Pensons-y! 8月14日 Le boutonJe sais que cette journée t’est pénible, comme celle d’hier, et les autres d’avant… Je te vois batailler au quotidien contre cette maladie sournoise. Je devine cette douleur, supportable mais ô combien fatigante, derrière chacun de tes sourires. Je connais, pour l’avoir moi-même mené, jadis, ce combat malgré l’épuisement. Je te regarde et je te trouve belle. À l’image de cette fleur, que tu as immortalisée sur photo, tu as déjà été un bouton fermé, qui ne laissait rien entrevoir de ce qu’il recelait de majestueux. Petite pousse sauvage qu’il ne fallait pas déraciner, mais qui, plantée sur une terre aride, n’arrivait pourtant pas à s’épanouir. Moi, qui n’ais pas le pouce vert, j’ai eu l’arrogance de vouloir lui donner de l’éclat et me suis fait un point d’honneur à la cultiver. Jardinier de l’âme, j’ai jugé vital de la replanter dans une terre plus fertile. Il m’est apparu essentiel de lui redonner de l’air frais. Je l’ai entouré de soins en espérant qu’elle s’ouvre. Et j’ai vu le bouton éclore. Ma fleur s’est étirée au soleil de ma vie, m’offrant le plus beau des spectacles. Lentement, tout doucement, elle s’est montrée à moi dans toute sa splendeur. Un cœur généreux, source de miel. Une douceur tendre, satinée, délicate et fragile comme l’enfant qui vient au monde. Quelques gouttes de rosée suffisent à l’arroser. Dans sa modestie, elle ne réclame rien, si ce n’est que je l’effeuille tendrement. Je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. ©Yanni Kin 2008 3月17日 Poème extrait de La Nuit des GueuxSous l'arbre de l'oubli
Sous l'arbre de l'oubli Je me suis couché En chien de fusil Comme un animal blessé Dans le froid de la nuit Je me suis réveillé Mon esprit engourdi T'avait dessinée
Tu m'étais apparue Fragilité et grâce Belle et toute nue Sur un miroir de glace Tes yeux me lançaient Des serments d'amour Tes lèvres m'offraient Des baisers de velours
La froidure t'a chassée Douce hallucination De toi ne m'est resté Qu'un moment d'évasion Pour l'homme de la rue L'amour n'est qu'illusion Comme un chien à l'affût Il n'a droit qu'aux visions
On n'achète pas l'amour C'est du moins ce qu'on dit Mon cœur troubadour Dans un parc le mendie L'aumône est avare Mais mon besoin tenace L'amour est en retard Et mon cœur devient glace
Sous l'arbre de l'oubli Je me suis recouché En chien de fusil Comme un animal blessé Je ferme les yeux Et tente d'oublier Que je ne suis qu'un gueux Au ban des effacés
Yanni Kin
11月8日 Commentaires de lectureJe vous invite à me faire vos commentaires suite à votre lecture de Ragoût d'pattes de cochon.
Vos critiques constructives me sont précieuses car elles me permettent de m'améliorer soit dans mon style, soit dans le choix des sujets sur lesquels je choisis d'écrire. Mon écriture n'est pas un moyen thérapeutique - ou si peu - d'extraire quelques démons en moi, mais j'écris plutôt essentiellement pour partager avec mes semblables. C'est en pensant souvent au plaisir possible et éventuel que vous tirerez de mes écrits que je trouve, plus souvent qu'autrement, la force de poursuivre dans cette voie vouée à une vie de misère. J'attends vos commentaires comme le chien attend une caresse de son maître après avoir ramené ses pantouffles. Comme l'errant dans le désert qui continue à croire qu'il trouvera une oasis avant qu'il ne s'effondre. Voici donc, pour vous aider, quelques questions qui sauront me guider. Vous pourriez faire un copié-collé de ce qui suit et me le faire parvenir à l'adresse suivante: kinyanni@hotmail.com Merci de votre attention et merci beaucoup de me lire.
J'ai lu Ragoût d'pattes de cochon et j'ai aimé : A) Un peu B) Beaucoup C) Me laisse totalement indifférent(e) D) Pas du tout
Commentaires sur les sujets traités:
Commentaires sur la qualité de l'écriture :
Je recommanderai ce livre : A) Très certainement B) Peut-être C) Sûrement pas 11月4日 Au diable les artistes!Au diable les artistes! Nous sommes à quelques jours de la Nuit des sans-abri, événement qui se tient chaque année dans une vingtaine de villes du Québec. Pour l'occasion, une artiste mauricienne expose ses œuvres, dont une partie des profits vont pour les sans-abri, à la Galerie d'art du Parc à Trois-Rivières. Les responsables de cette galerie, aménagée dans le très beau Manoir de Tonnancour, ont offert gentiment à Madeleine Robillard de tenir son exposition sous leur toit. Beaucoup de visiteurs s'intéressent à l'ensemble de son œuvre, constituée de personnages, façonnés dans l'argile, et placés dans différentes situations qui suggèrent une détresse sociale. Un de ces visiteurs s'est intéressé apparemment d'une manière particulière à la toile de l'artiste, qui orne un pan de mur. Sans respect pour le bien d'autrui ni considération pour les amateurs d'art, ce vandale a découpé grossièrement la toile et l'a dérobée sans scrupules. Madeleine Robillard fait alors appel aux policiers qui lui suggèrent d'en parler aux médias afin que l'information circule et rende plus faciles les démarches entreprises pour retrouver la toile et son voleur. Ce que fait la dame. Le lendemain, en l'absence de la directrice qui est en vacances, on fait savoir à Madeleine Robillard qu'elle doit sortir tout ce qui constitue son exposition. Des échos disent que c'est parce qu'elle en aurait fait mention aux médias. De la bouche de l'adjointe à la directrice, j'ai entendu que c'était tout simplement parce que, à la Galerie, on n'avait pas envie d'être vandalisé et que, Madeleine Robillard n'ayant signé aucun contrat avec la Galerie, celle-ci ne pouvait être tenue pour responsable. Pourtant Madeleine Robillard n'a jamais fait mention de tenir qui que se soit responsable, mis à part le voleur lui-même, de la perte de son œuvre. À en croire les propos de l'adjointe à la directrice et les mesures prises à son endroit, on dirait bien que c'est la Galerie qui tient responsable Madame Robillard du vol d'une œuvre exposée à la Galerie.
Je ne connais pas personnellement Madeleine Robillard. J'ai rencontré l'artiste une ou deux fois lors de rencontres artistiques et je suis allé admirer ses œuvres. Au cours de mes brefs entretiens avec cette artiste, j'ai découvert une femme épuisée par les vicissitudes de la vie d'artiste, appauvrie financièrement, mais pleine de passion et d'optimisme quant à son avenir. En apprenant ce qui lui était arrivé, j'ai demandé à parler aux responsables de la Galerie et j'ai fait connaître ma stupéfaction face à ce qui arrive à ma consœur. Je ne suis pas outré du fait qu'un voleur ait dérobé son œuvre, bien que cela suscite en moi la désolation. Mais je suis outré, scandalisé, de constater que, la veille de la Nuit des sans-abri, on jette impunément l'artiste à la rue. Elle qui œuvre, en partie, pour cette cause. Non seulement elle est victime de vandalisme, mais, en plus, elle se voit jeter dehors, comme une moins que rien, comme si elle était responsable de la visite d'un individu malhonnête! « À la Galerie, on n'a pas les moyens de défrayer les coûts pour des agents de sécurité », me dit-on. Une petite caméra à l'entrée, peut-être? Ou pourquoi ne pas faire signer chaque visiteur à l'entrée et à la sortie, comme bien des endroits de ce genre font? De toute façon, le point n'est pas là. Le point qui m'intéresse, moi, c'est le fait qu'une artiste paie encore les frais du pouvoir suprême qu'ont ceux qui détiennent l'autorité pour mettre en valeur nos œuvres. Nous, les artistes, nous devons quêter pour que l'on fasse un peu de place à notre ouvrage. Il nous faut faire toutes les concessions, accepter d'être sous-payés, être présents au moment qu'on exige, supplier pour avoir un peu de visibilité au moment opportun, et surtout, surtout, se taire devant l'injustice de peur de se voir fermer définitivement la porte. C'est ce que fait Madeleine Robillard. Elle a décidé de se taire. Elle se tait….elle se tait…elle se t…elle se… Eh bien pas moi! Aujourd'hui, c'est elle. Demain, se sera moi et après-demain, se sera toi. Un peuple a besoin d'artistes pour se divertir, pour s'instruire, pour se découvrir et pour se rappeler. Le Québec a besoin de ses artistes pour exister, pour garder son patrimoine vivant. Nous ne pouvons permettre que les injustices se fassent aux yeux et au su de tous impunément. La Galerie d'art du Parc a donné et la Galerie d'art du Parc a repris. Que la Galerie d'art du Parc continue d'être bénie? Non! Que la Galerie d'art du Parc reprenne les œuvres de Madeleine Robillard sous son toit, pour la durée qu'elle aurait dû, normalement, y être.
10月28日 Ragoût d'pattes de cochonDans Ragoût d'pattes de cochon, j'ai voulu aborder des sujets qui touchent la société, en général, mais en les traitant sous un aspect plus près de nous, en tant que société québécoise. Des sujets qui, très souvent, nous dérangent mais que nous choisissons d'ignorer pour différentes raisons. Mon intention, par ces textes, n'est pas de dicter le mode de pensées ou la conduite des lecteurs. Qui suis-je, après tout? Mais j'espère susciter, par les opinions que j'exprime, une réflexion en chacun d'eux. Le lecteur est toujours libre de tirer les conclusions qu'il veut. Dans cette publication, j'aborde des sujets comme la violence psychologique exercée sur les enfants, le sens de la politique et des politiciens, l'esclavagisme au Québec, les relations hommes-femmes, les vicissitudes de la vie d'artiste, l'adoption internationale, les conditions de travail, ainsi que plusieurs autres sujets. En tout, c'est une vingtaine de textes sur des sujets qui méritent notre attention que j'offre aux lecteurs. Pour vous donner une idée, voici un résumé de ce qui est traité dans le texte intitulé Je n'ai rien dit, je n'ai rien fait, et qui aborde le drame des enfants agressé psychologiquement.
Combien de fois un enfant s'entend t-il traité de "niaiseux" par ses proches? Lorsque, plusieurs fois par jour, un enfant s'entend dire qu'il est "niaiseux", il ne faut pas s'étonner qu'il traite, à son tour, ses camarades de classe de "niaiseux". Mais quel est le sentiment de cet enfant qui se fait reprendre vertement par son professeur parce qu'il a traité ses camarades de "naiseux"? Il se demande alors pourquoi les autres ont le droit de le traiter de "niaiseux", mais que, lui, n'a pas le droit de le dire à l'endroit des autres. Si c'est un enfant qui s'exprime ouvertement, il fera savoir d'une manière ou d'une autre, sa frustration. Si c'est un enfant introverti, il gardera au fond de lui cette même frustration. Mais peu importe la manière qu'il aura de gérer sa frustration, celle-ci sera tout de même en lui. Devenu adulte, il se traitera lui-même de "niaiseux", lors d'une gaffe qu'il fera, parce qu'il lui semblera normal de se trouver "niaiseux" et sera, inconsciemment, convaincu qu'il est "niaiseux" puisqu'on lui aura répété lorsqu'il était enfant. Le malaise est sourd, subtil mais bien installé en lui. Comment, dès lors, s'étonner que des êtres se transforment en de véritables fous furieux? Comment, dès lors, s'étonner qu'un type fasse irruption dans une école et tire sur tout ce qui bouge? Je ne défends nullement ces actes criminels, que je déplore, mais je fais simplement remarquer que ces personnes dangereuses le sont devenues parce qu'à la base on a détruit ce qu'il y avait de fondamental en eux: le respect de l'être humain. Nous avons tous une part de responsabilité dans ces bombes à retardement que nous laissons grandir, souvent sans tuteur, dans notre société. Nous avons le devoir d'aimer nos enfants, nous avons le devoir de protéger nos enfants. Comme j'ai déjà écrit dans Regarde-moi, maman!, "Un enfant que l'on blesse est un adulte que l'on tue". Alors, pensons-y.
Notez que vous pouvez vous procurer Ragoût d'pattes de cochon au coût de 13.00$ en écrivant à l'adresse qui suit :kinyanni@hotmail.com Ragoût d'pattes de cochonRagoût d'pattes de cochon
Les Américains ont Bouillon de poulet, les Québécois ont maintenant Ragoût d'pattes de cochon.
Le ragoût de pattes de cochon, par sa présentation et sa consistance, image toute la simplicité et la force qui résident chez le peuple québécois. Un plat soutenant, contenant tout ce qu'il faut pour donner au corps la force de vaincre les embûches journalières et de gagner du terrain. Un plat sans duplicité.
Dans Ragoût d'pattes de cochon, l'auteur partage avec nous ses réflexions. Il tente de susciter en nous des émotions et attend nos réactions. "Je ne veux pas choquer, dit-il, je veux déranger. Je ne veux pas blesser, je veux remuer les sentiments. Au-dehors de nos âmes, il fait froid, et ce froid est en train de nous engourdir. Si nous ne bougeons pas, nous allons tomber raide morts. Comme le sans-logis que l'on découvre au matin recroquevillé sous un porche, emporté par la nuit glaciale. Il faut se tenir debout. Il faut bouger pour éviter la torpeur. Et il n,est pas trop tard pour la déjouer si jamais elle a commencé à nous surprendre. Mais pour cela il faut absolument se secouer, ou se faire secouer un peu."
Au-travers de sujets toujours d'actualité, Yanni Kin soulève des questions sur notre identité culturelle et sociale. Il nous amène à réfléchir sur les gestes que nous posons au quotidien. Avec Ragoût d'pattes de cochon, c'est tout un plat qu'il nous sert!
Ainsi se présente, en 4e de couverture, ce dernier ouvrage que j'offre au public. Je vous invite à vous procurer mon livre auprès de la librairie Renaud-Bray ou encore en le commandant directement auprès de moi. Pour tout commentaires au sujet de ce livre, ou pour passer votre commande, écrivez-moi à kinyanni@hotmail.com La Nuit des GueuxLa Nuit des Gueux est un recueil de poèmes et de textes en prose écrit par plus d'une cinquantaine d,auteurs de diverses régions du Québec dans le but d,amasser des fonds pour les sans-abri.
La Nuit des Gueux, plus qu'un simple collectif, est un témoignage de la volonté des auteurs de placer la dignité humaine au coeur de la littérature. À ce titre, les auteurs ont tenu à faire de la place à des gens trop souvent laissés pour compte, et ont invité ceux-ci à s'exprimer à travers les pages de ce livre.
La Nuit des Gueux est le résultat d'une activité littéraire unique en son genre. Nous espérons que ce livre saura vous plaire et qu'il permettra, grâce à son achat, de contribuer à alleger la misère des plus démunis.
Les profits provenant de la vente du collectif, incluant les droits d'auteur, sont versés intégralement aux comités en charge de l'évènement la Nuit des sans-abri.
Nora Atalla, Marie-Josée Ayotte, Jeannine Beaudoin, Janick Belleau, Denys Bergeron, Louis Bergeron, Marjolaine Bohémier, Danny Boisvert, France Bonneau, Claire Boulé, Lysette Brochu, Lise Careau, Louis Caron, Francine Chicoine, José Claer, Denise Corriveau, Jean Deronzier, François Désaulniers, Diane Descôteaux, Paule Doyon, Sylvain Fafard, Arlette Fortin, Catherine Fortin, Abigail Friedman, Marie Gagnier, Charles Gagnon, Jacques Gauthier, Monique T. Giroux, Guy Jean, Yanni Kin, Anne-Marie Labelle, Jean-Marc La Frenière, Jean-Guy Lachance, Louise Lacoursière, Annick Latreille, Clément Loranger, Angèle Lux, André Marceau, Guy Marchamps, Véronique Marcotte, Gertrude Millaire, Caroline Moreno, Chantal Morin, Jacques Ouellet, Jean Paquin, Daniel Paradis, Monique Parent, Jean Perron, Marcelle Racine, Lyne Richard, Geneviève Rey, Lucie Roberge, Jean-François Somain, Marie Thérèse Thériault, Monika Thoma-Petit.
Ainsi que les textes de Madame Rita Dupont et de Monsieur Alexandre Verdun. |
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